de cologimmo » Sam Juil 07, 2007 12:59 pm
Q :
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qu'en est -il si c'était comme il semblait être, un prêt à l'amiable sans versement d'argent? il s'agit uniquement d'un champ où il met ses vaches sans faire aucune culture mais que lui déclarait, pour augmenter ses quotas...s'agit-il toujours d'un bail rural?
R :
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Non, c'est une forme de prêt peu connue du grand public, aussi appelée commodat, mais qui existe dans notre droit civil depuis très longtemps. Le contrat peut être établi sous seing privé ou par acte authentique .
Nature du prêt à usage
Si le contrat est établi sous seing privé, il n'y a pas d'obligation d'enregistrement, contrairement à ce qui prévaut pour un bail. S'il est dressé devant notaire, vous devrez vous acquitter de la somme de 25 EUR (droit fixe général).
Le prêt a usage est un contrat par lequel le propriétaire (ou prêteur) remet une chose à l'emprunteur pour qu'il en fasse usage, avec pour obligation de rendre la chose au terme du contrat. Le prêteur reste propriétaire de la chose. Tous les objets qui sont dans le commerce et qui ne se détériorent pas par l'usage peuvent faire l'objet d'un tel contrat.
Le prêteur ne peut réclamer de rémunération, et le contrat ne peut se transformer en bail ( avec toutes ses conséquences juridiques ).
il est toutefois plus prudent de préciser expressément dans l'écrit que la législation sur le fermage, sur le bail ou le bail commercial n'est pas d'application. Le droit de l'emprunteur d'utiliser la chose fera partie de sa succession. Pour éviter cela, vous devez préciser par écrit que le contrat est accordé à titre personnel. L'emprunteur est tenu de s'occuper de la chose prêtée en bon père de famille, la chose ne peut être utilisée que conformément à sa nature ou aux dispositions contractuelles.
A lire , intéressant :
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Tout d’abord les règles du commodat ne sont pas d’ordre public ce qui veut dire qu’il est toujours possible d’y déroger à par une clause contractuelle ; en revanche, en l’absence de clause, ce sont les règles du code civil qui s’applique.
Le prêt d’un objet quelconque (matériel de bricolage ou agricole, appareil électroménager, automobile, tracteur, etc.) ou d’un bien immobilier (terre, pré, bois, habitation, aire de loisir, etc.) est réglementé par le Code civil.
Défini comme « le contrat par lequel l’une des parties livre une chose à l’autre pour s’en servir, à la charge pour le preneur de la rendre après s’en être servi », le prêt à usage ou commodat est une pratique répandue. Le contrat de commodat demeure, en principe, un service d’ami, « un contrat sans problème, qui suscite peu de jurisprudence ».
Le commodat fait naître une obligation de restitution à la charge de l’emprunteur, mais également des obligations secondaires à la charge du prêteur, notamment de laisser l’usage de la chose pendant la durée du prêt et de rembourser les dépenses extraordinaires, nécessaires et urgentes.
Le commodat ne transfère pas la propriété de la chose prêtée. Il fait naître une obligation de restitution à la charge de l’emprunteur. En pratique, ce contrat est souvent préféré à la vente ou à la donation. D’autre part, le commodat est un contrat « essentiellement gratuit ».
Le prêteur demeure propriétaire de la chose prêtée, l’emprunteur est tenu d’en user avec soin et de la rendre en état de bon usage après s’en être servi. Le prêt se fait, en général, verbalement et est essentiellement gratuit. Il s’achève soit après que l’emprunteur se soit servi de la chose, soit à l’expiration du terme convenu. Il échappe donc aux dispositions du statut du fermage. Les propriétaires fonciers noteront qu’ils peuvent conclure un prêt à usage d’une parcelle qui se distingue du bail rural par son caractère purement gratuit (y compris les charges qui incombent au prêteur).
En cas de litige, il convient de saisir le juge d’instance soit pour récupérer la chose prêtée, soit pour faire établir les circonstances d’une récupération prématurée, soit pour obtenir des dommages et intérêts en cas de détérioration ou de perte.
Le prêt est gratuit par nature. Dans le cas où l’emprunteur s’engage à faire des travaux sur la chose prêtée, pour déterminer s’il s’agit toujours d’un prêt à usage et non d’un bail, il faut comparer le coût des travaux au prix du service rendu au prêteur.
S’il est supérieur ou égal ce n’est plus un commodat.
En fonction de l’importance des travaux entrepris, le commodat peut être requalifié en un contrat de nature différente qui sera à l’avantage de l’emprunteur.
Le prêt est gratuit, mais le prêteur peut exiger une caution ou une assurance.
L’emprunteur peut supporter les frais d’entretien (frais que le prêteur aurait dû engager lui-même pour conserver la chose s’il n’avait pas prêté la chose). Les frais d’entretien sont différents :
des frais d’usage ; frais nécessaires pour utiliser la chose, par exemple, eau et électricité,
des frais de conservation ; frais sans lesquels l’usage ne serait plus possible, mais ces derniers frais doivent être limités aux dépenses ordinaires prévisibles.
La jurisprudence admet aujourd’hui la validité d’un prêt portant sur toute chose, mobilière ou immobilière, quelle que soit sa valeur économique.
Le propriétaire, qui ne souhaite pas s’occuper de son terrain, peut ainsi en confier gracieusement l’exploitation à un cultivateur qui en usera à son seul profit. Le recours au commodat peut aussi se rencontrer lors du passage au statut de société de l’entreprise libérale individuelle. Il permet alors de mettre à la disposition de la personne morale les biens nécessaires à l’exploitation.
Les avantages fiscaux liés à l’absence de transfert de propriété sont intéressants. En matière immobilière, le commodat ne crée qu’une obligation personnelle : n’étant pas soumis à publication à la conservation des hypothèques, il ne peut faire l’objet d’aucune taxe de publicité foncière. De plus, la valeur du bien prêté doit être incluse dans l’assiette de l’impôt sur la fortune due par le prêteur, qui en demeure le propriétaire.
Q :
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et qu'en serait _il d'un droit de passage éventuel bien qu'une route existe pour rejoindre sa parcelle à lui?
est-ce que le fait que le terrain ne soit pas terre à destination agricole mais faisant partie d'une propriété avec maison change la donne?
Une fois votre terrain récupéré, il n'y aura plus question de servitude vu que son terrain est désenclavé, ce monsieur se sert juste d'un moyen de pression pour vous imposer une servitude qui n'a pas lieu d'être .
Si vous signez cette servitude ( même si elle n'a pas lieu d'être ) celle ci vous sera opposable .
Morgane.