avalon a écrit:ces propriétaires estime qu'il est illégal de faire un passage par une voie agricole pour déservir des terrains constructibles (les 743 et 727) et donc qu'ils sont enclavés
qu'en est 'il?
Ces voisins ont tort sur ce point.
Rien dans la loi, dans ses articles
682 et
683 ne prévoie une telle contrainte.
Heureusement d'ailleurs, car cela créerait de fait des impossibilités de désenclavement, ce qui est bien sur inimaginable.
Par exemple, comment ferait le paysan pour accéder à une zone agricole totalement entourée par des zones constructibles ?
Il s'y rendrais en hélicoptère ?
notre conseil n'a pas trouvé de texte juridiques là dessus,
Parce qu'il n'y a rien à chercher de plus que le code civil.
mais il semble qu'il y ai un écrit ministériel qui le signale. mais rien de légalement jurique.
Une réponse ministérielle ?
Une jurisprudence peut-etre, mais le ministre ?
Que viendrait-il faire ici ?
merci pour vos réponses
Ceci dit, le juge va devoir désenclaver les parcelles 727 et 743.
Pour cela, il va appliquer l'article
683.
Cet article lui demande de trouver le chemin le plus court.
Et une fois le chemin le plus court trouvé, il doit faire en sorte qu'il soit le moins dommageable pour les fonds servant.
Mais les jurisprudences ont déjà dit qu'un trajet plus long pouvait être préféré s'il moins dommageable pour les fond servant que pour ceux où le trajet était le plus court.
Dans votre cas, le trajet le plus court est d'évidence en passant par les parcelles 722,723, et 724...
Cependant, les parcelles 727 et 743 sont actuellement bien exploitées, et en passant par ailleurs...
Ce qu'il faudrait prouver, c'est que depuis plus de 30 ans il en est ainsi. Et plus précisément prouver l'accès utilisé. De cette manière, il serait prouver que l'assiette de servitude passe depuis plus de 30ans à tel endroit. Et dans ce cas, cela forcerait le juge à appliquer l'article
685 du code civil, renvoyant ainsi dos à dos les propriétaires plaignant. Le juge créera alors la servitude de l'un par rapport à l'autre et de l'autre par rapport à l'un.
Mes conclusions :
Je pense que l'argument d'attaque des 2 plaignants est nul et non avenu, mais que leur demande de désenclavement est légitime.
Ensuite, le juge devrait logiquement préférer passer par les parcelles 722,723, et 724, car c'est le chemin le plus court pour rejoindre la voie publique.
Si les défendeurs peuvent prouver qu'assiette de servitude existe ailleurs depuis plus de 30 ans, le juge devra la valider.
Si ce n'est pas prouvable, le juge peut tout de même estimer qu'il sera certes plus long de passer par les parcelles agricoles 729 et 730, mais moins dommageable à ces parcelles là que de passer par les parcelles constructibles 722,723, et 724. Mais ceci reste à son appréciation.