de cologimmo » Mer Mar 21, 2007 2:16 pm
consultez un conciliateur de justice ( c'est gratuit ), dont voici les informations les concernant :
Conciliateur de justice
En cas de désaccord avec une personne, saisir le conciliateur de justice est un moyen simple, rapide et efficace de régler un litige par un accord amiable. L’intervention du conciliateur de justice et la procédure de conciliation sont gratuites. Il est tenu au secret professionnel.
PLAN
I - Qui est le conciliateur ?
II - Quelles sont les compétences du conciliateur ?
III - Comment saisir le conciliateur ?
IV - Comment se déroule la conciliation ?
V - Quel est le résultat de la conciliation ?
En cas de désaccord avec une personne, saisir le conciliateur de justice est un moyen simple, rapide et efficace de régler un litige par un accord amiable.
L’intervention du conciliateur de justice et la procédure de conciliation sont gratuites. Il est tenu au secret professionnel. Les situations et explications évoquées dans le cadre de la conciliation ne peuvent être utilisées lors d’un éventuel procès.
REMARQUE : Le recours au conciliateur de justice est sans effet sur la date limite pour engager un procès ou pour maintenir un droit. En aucun cas il ne suspend les délais de prescription ou de recours, la conciliation laissant intacts les droits des parties.
I - Qui est le conciliateur ?
C’est une personne bénévole ayant une expérience juridique d’au moins 3 ans. Ce n\’est pas un magistrat.
Il est nommé par le premier président de la cour d\’appel du département.
Il présente toutes les garanties d\’impartialité et de discrétion. Il est assermenté.
Sa mission est de favoriser le règlement à l’amiable des conflits qui lui sont soumis.
Il ne donne pas de consultation juridique.
II - Quelles sont les compétences du conciliateur ?
Le conciliateur de justice ne peut intervenir que dans des conflits entre particuliers :
querelle de voisinage ou de famille (injures, violences, nuisances sonores, constructions mitoyennes...),
conflit entre propriétaire et locataire ou entre copropriétaires (paiement des loyers, travaux d’entretien, grosses réparations...),
conflit entre un particulier et un professionnel (problème de livraison, contestation d\’une facture, difficulté dans le recouvrement d\’une somme d’argent...),
etc.
LE CONCILIATEUR NE PEUT PAS INTERVENIR DANS LES CONFLITS :
Entre un particulier et l’Etat ou une collectivité locale. Dans ce cas, il convient de s’adresser au médiateur de la République ;
Relatif à l’état civil et à la famille (divorce, reconnaissance d\’enfant, pensions alimentaires, garde des enfants, autorité parentale...) ;
Dans les procédures pénales.
III - Comment saisir le conciliateur ?
Il convient de s’adresser à la mairie, au tribunal d’instance, aux services de police ou de gendarmerie de votre domicile pour connaître les lieux, jours et heures de consultation. Vous pouvez également utiliser le Minitel (3615 conciliateur).
Le conciliateur peut être saisi par un particulier ou à la demande du juge (conciliation judiciaire au tribunal d’instance). Il peut être contacté par courrier, par téléphone, ou directement lors des permanences (généralement hebdomadaires) qu’il tient dans son canton (en Maison de justice et du Droit, en Mairie...).
IV - Comment se déroule la conciliation ?
Le conciliateur reçoit d’abord le « plaignant » puis organise une réunion de conciliation entre les deux parties, réunion à laquelle il est possible d’être accompagné par une personne de son choix (avocat, conjoint, concubin, personne attachée à votre entreprise...). Il peut également convoquer séparément la personne mise en cause avant d’organiser cette réunion.
La personne convoquée est libre de répondre, ou non, à cette convocation. Si les deux parties sont présentes, le conciliateur tentera de trouver un terrain d’entente. Si seul le « plaignant » vient, le conciliateur peut convoquer l’adversaire à une nouvelle réunion.
Le conciliateur de justice peut recueillir toutes les informations qui lui semblent utiles, en se rendant sur les lieux de l’affaire ou en procédant à l’audition de certaines personnes (avec leur accord).
V - Quel est le résultat de la conciliation ?
Un compromis est trouvé
Si un compromis est trouvé, sur tout ou partie du litige, le conciliateur le constate généralement par écrit : c’est le « CONSTAT D’ACCORD » ou « Procès-verbal de CONCILIATION » qui indique l’objet du litige, la solution acceptée, et doit être signé par les deux parties. Un exemplaire est remis à chacune des parties. Un troisième exemplaire peut être déposé à la demande des parties au tribunal d’instance.
Le conciliateur de justice n’a pas les pouvoirs d’un juge ou d’un tribunal, donc si l’une ou l’autre des parties refuse d’exécuter l’accord, il ne peut pas la contraindre.
Par exception, les deux parties peuvent demander, lors de la signature du « PV DE CONCILIATION », qu’un exemplaire soit déposé au tribunal d’instance et que le juge d’instance lui donne « force exécutoire ». Dans ce cas, il aura la même valeur juridique qu’un jugement et, si l’une des parties ne respecte pas ses engagements, l’autre partie pourra faire une demande d’exécution forcée afin de l’y contraindre.
En l’absence de compromis, le conciliateur dresse un « PV de NON-CONCILIATION ».
Dans tous les cas (compromis ou non ayant ou non force exécutoire) il est toujours possible de s’adresser au tribunal compétent pour entamer des poursuites judiciaires, mais il faut rappeler que le recours au conciliateur de justice ne suspend pas les délais de prescription ou de recours. Par ailleurs, les éléments de la conciliation (ou de la tentative) ne peuvent pas être utilisés lors du procès.
Morgane