de cologimmo » Mar Oct 09, 2007 2:05 pm
Bonjour,
L'exercice de l'activité est prévu par le règlement de copropriété.
Il y a cependant des cas où le règlement n'est pas précis sur les activités prohibées ou au contraire où il limite l'exercice des activités à certains commerces. Seule l'interprétation du règlement permet alors de savoir si l'exercice de l'activité nécessite un accord de la copropriété.
* Les activités interdites
Un syndicat de copropriétaires ne peut s'opposer qu'à l'installation des commerces expressément prohibés dans le règlement de copropriété.
Par exemple, si le règlement prévoit une destination mixte de l'immeuble (usage d'habitation et usage commercial pour le rez de chaussée) et qu'aucune clause n'interdit l'exploitation d'un commerce de restauration, les copropriétaires n'ont pas à s'opposer à l'ouverture d'un restaurant au rez de chaussée.
Il arrive également que les activités ne soient pas visées précisément mais que la limite apportée soit rédigée en termes généraux : "Il ne pourra être exercé d'activité commerciale qui serait de nature à incommoder par le bruit ou les odeurs les personnes habitant l'immeuble". Dans cette hypothèse, il appartiendra au syndicat des copropriétaires d'apporter la preuve des nuisances pour qu'il puisse interdire l'exercice de l'activité incriminée.
* La possibilité de n'exercer que certaines activités
Il s'agit du cas où le règlement de copropriété énonce que tel local est à usage de tel commerce et que le copropriétaire qui souhaite exercer une autre activité devra en demander l'autorisation en assemblée générale.
Précisons d'abord que cette clause a été jugée licite par la jurisprudence. Elle présente un intérêt important pour les copropriétaires car elle permet de se prémunir contre la pratique de commerces tels que la restauration qui entraîne souvent des nuisances pour la copropriété.
Il faudra cependant que le refus d'autorisation soit justifié par l'existence de telles nuisances. En effet, dans le cas contraire, le copropriétaire, objet du refus, pourrait assigner le syndicat pour abus de majorité.