de cologimmo » Ven Juil 20, 2007 5:50 pm
Bonjour,
Les servitudes de passage sont enregistrées sur les actes notariés puis transmises au bureau des hypothèques pour être enregistrés sur le cadastre.
Les informations portés sur le cadastre ont valeur de preuve ça ne sert pas que pour payer du foncier.
On ne peut considérer cela comme vice caché puisque vous l'ignoreriez et que ce n'est mentionné nulle part dans vos papiers, d'ailleurs lors de la vente de votre bien par vous, le notaire qui a exécuté cette acte a lui commis l'erreur de ne pas vérifier aux hypothèques l'existence de cette servitude .
En bref tout le monde est responsable de cet imbroglio, vous, le notaire, l'agence et l'acheteur :
Vérifier les servitudes :
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Agent immobilier et notaire ont le devoir de vérifier l’état des servitudes attachées à une propriété, et d’en informer l’acquéreur. Le vendeur est aussi tenu d’une obligation de renseignement. Mais l’acheteur ne peut se prévaloir de sa propre négligence.
LE DEVOIR DE CONTROLE DE L’AGENT IMMOBILIER ET DU NOTAIRE
Tout professionnel qui prête ses connaissances et son expérience à sa clientèle moyennant rémunération a l’obligation de vérifier les informations qui lui sont communiquées, d’informer ses clients et de les aider de ses conseils. À défaut, sa responsabilité civile peut être engagée.
Aussi, l’agent immobilier doit contrôler l’état des servitudes en vérifiant le titre de propriété du vendeur et les règles d’urbanisme applicables. Il en est de même du notaire qui doit en outre effectuer une recherche à la conservation des hypothèques. Ces professionnels ont en effet pour mission de vérifier tous les éléments susceptibles d’influer sur le consentement de l’acheteur.
LE DEVOIR DE RENSEIGNEMENT DU VENDEUR
Le vendeur est censé parfaitement connaître le bien mis en vente. Tenu à ce titre d’un devoir d’information envers l’acheteur, il doit le renseigner sur tout ce qui n’est pas soupçonnable à première vue. Il doit notamment avertir l’acquéreur des servitudes qui grèvent la propriété mise en vente, tel le passage d’une canalisation souterraine desservant un terrain voisin. L’inexécution par le vendeur de son obligation de renseignement engage sa responsabilité contractuelle et ouvre le droit à l’acheteur d’engager à son encontre une action en dommages-intérêts.
L’ACQUEREUR NE PEUT SE PREVALOIR DE SA PROPRE CARENCE
Le devoir d’information du vendeur a ses limites. L’acquéreur se doit de vérifier à minima l’existence de servitudes éventuelles attachées à la propriété qu’il acquiert. Il doit ouvrir l’œil : il lui incombe par exemple de vérifier si une propriété voisine est enclavée ou de s’interroger sur le chêne centenaire du voisin planté en limite de propriété.